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Motivation: identifier ce qui génère le «déclic»

21 juillet 2020

Le Café-zoom du jeudi 25 juin a porté sur une thématique forte et intemporelle: la motivation. Quelles sont les différentes formes de motivation? Quels en sont les leviers et comment mettre toutes les chances de son côté pour ne pas procrastiner? Nous avons abordé chacune de ces questions avec Céline Taïs, notre intervenante du jour.
La motivation est un processus par lequel un individu consacre une intensité, une direction et une persistance à une tâche en vue d’atteindre un objectif (ou d’éviter quelque chose de désagréable). Elle est composée de l’ensemble des énergies qui sous-tendent ce processus.
Il existe différents type de motivation : la motivation intrinsèque que l’on va puiser en soi-même pour pouvoir trouver l’envie de réaliser une action jusqu’à un objectif donné. Lorsque l’action est provoquée par une circonstance extérieure à l’individu, comme par exemple dans le cas d’une punition, d’une récompense ou d’une pression sociale, il s’agit alors de motivation extrinsèque. On parle enfin d’amotivation quand l’individu s’engage dans l’activité sans connaître la raison profonde de son implication et sans vraiment savoir ce que celle-ci lui apporte en retour. Pour illustrer cette troisième catégorie, on peut prendre l’exemple d’un individu se met à applaudir car d’autres ont commencé à le faire.
 

Nous sommes ainsi toutes et tous mu·es par différents motivateurs: besoin de certitude, de variété, de reconnaissance, de contribution ou encore d’évolution. Ces motivateurs peuvent naturellement évoluer au fil du temps, de la journée ou en fonction des événements qui se produisent ou du type de projet concerné et pour la réalisation duquel une motivation est nécessaire.
Toutefois, la motivation est générée dans tous les cas par un stimuli – un besoin ou un manque – qui va déclencher une envie ou un désir d’agir (émotion). Afin de satisfaire le besoin initial, une certaine somme d’énergie sera déployée.
Il est donc intéressant, parfois même primordial, de comprendre ce qui suscite ce besoin. Nous vous présentons ici quelques pistes qui ont été évoquées:

Donner du sens à l’action !

Pour donner du sens à l’action, il est important de capitaliser sur ses facteurs de satisfaction. La réussite, la considération, l’autonomie ou encore les responsabilités sont autant d’exemples qui permettent de donner du sens à l’action. Pour illustrer cet exemple, voici l’histoire célèbre des trois tailleurs de pierre :

En visite sur un chantier, un homme rencontre trois tailleurs de pierre, et demande à chacun ce qu’il fait.
Le premier lui dit : «Je taille une pierre»
Le second répond : «Je fais un mur»
Enfin, le troisième affirme fièrement : «Je construis une cathédrale!»

Capitaliser sur les facteurs environnants

En rendant ses conditions de travail les meilleures possibles, il est plus aisé de se projeter de manière efficiente et efficace dans une action. Un bureau propre et bien rangé; une relation de confiance avec ses collègues; une répartition équitable des charges et responsabilités dans une équipe sont autant d’exemples d’un environnement de travail optimal.

Éviter la surinformation

L’anxiété et une tendance au perfectionnisme sont deux des principaux facteurs de la procrastination. Il est intéressant de noter que tous deux peuvent souvent être induits par un trop plein d’information. En effet la surinformation peut engendrer la peur de se tromper, la crainte de décevoir ou de mal faire les choses, et amener ainsi une certaine forme de démotivation. Il est intéressant alors de replacer une situation dans son contexte et de la remettre en perspective en se posant les questions suivantes:

Si je le fais, qu’en pensera-t-on dans 10 minutes?
…qu’en pensera-t-on dans 10 mois?
… et qu’en pensera-t-on dans 10 ans?

Avec un peu de recul, il est plus aisé d’enlever le côté brulant et important d’une décision à prendre, le fardeau de la responsabilité, et de relativiser ainsi l’impact de ses actions.

Éviter les questions booléennes (oui ou non, noir ou blanc)

Il est essentiel de se poser des questions ouvertes, pour comprendre ce dont nous avons vraiment besoin, les objectifs que nous visons vraiment.

Débuter une relation mentorale

Solliciter l’aide d’une personne de confiance peut avoir un effet porteur sur sa propre motivation. Une relation mentorale permet de confronter ses idées et ses perceptions. Il n’est pas nécessaire que cette personne soit informée de tous les détails du projet, elle agira avant tout comme  «catalyseur» de réflexions et d’actions à entreprendre pour atteindre son objectif.
 
Cette intervention se termine par une piqûre de rappel concernant deux principes fondamentaux de la motivation:

  1. L’importance d’avoir une direction claire, une orientation vers laquelle tendre, et dont on est convaincu·e.
  2. Il peut s’avérer précieux de garder en tête que le chemin est parfois semé d’embûches. Il est alors utile d’agir avec détermination et de persister jusqu’à l’atteinte de l’objectif.

 

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