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Le risque de suicide chez les jeunes et la rupture de formation

9 juillet 2018

Comment prévenir le risque de suicide chez les jeunes ? Comment prévenir et gérer  la rupture de formation ? Le 14 juin 2018, un petit déjeuner organisé conjointement par l’ORIF et la Fondation Qualife a donné lieu à des échanges instructifs sur ce risque face auquel les entreprises sont peu armées et qui reste malheureusement d’actualité. Cet événement a eu lieu dans le cadre des activités de la plateforme Aire d’Ados.

Organisé en deux temps, cet événement a permis de mieux comprendre les risques de suicide et de rupture de formation chez les jeunes en apprentissage. C’était par ailleurs l’occasion d’en apprendre plus sur les dispositifs de prévention existants sur le canton de Genève.
Les intervenants ont tous évoqué l’influence majeure du contexte sur le risque suicidaire. Par exemple, les facteurs socio-économiques, comme le manque de liens sociaux ou l’absence de formation tertiaire. Quelle que soit la situation du jeune, la tentative de suicide est toujours un appel au secours qu’il faut prendre très au sérieux.  On peut anticiper lorsque le comportement est à risque. Des signaux peuvent alerter sur le risque suicidaire (fugues, absentéisme, repli social, pessimisme,…). La consommation de produits psychotropes et une mauvaise estime de soi doivent aussi attirer l’attention.

En guise de prévention, des actions peuvent être menées en lien avec la famille et l’intégration professionnelle. D’autant plus qu’il existe un cadre réglementaire publié par l’OCIRT qui met à disposition des entreprises des recommandations d’actions de prise en charge des risques psycho-sociaux génériques et un processus structuré en différentes étapes.

De manière plus large, il importe de lutter également contre la rupture de formation en cours d’apprentissage. L’OFPC intègre environ 2500 nouveaux apprentis chaque année, et des outils d’identification ont été mis en place pour permettre le repérage des risques de décrochage. Après une première phase d’identification, environ 30% des apprentis vont bénéficier d’un suivi particulier avec leur conseiller en formation, incluant des bilans réguliers avec l’école. Pour compléter ceux-ci, une structure de l’OFPC peut intervenir dans le repérage des situations difficiles grâce à trois dispositifs (Pro Apprenti-e-s, Cap Egalité et EduPro).

Enfin, et malgré ces actions, il est à noter que, même si la majorité des patrons veillent à mettre en place un environnement bienveillant, les entreprises se sentent souvent peu armées face aux difficultés des apprentis, qu’il s’agisse de risque suicidaire ou plus largement de décrochage scolaire. Ce petit déjeuner a donc répondu à un questionnement d’actualité et vient nourrir des échanges nécessaires pour favoriser la réussite et le bien-être des apprentis genevois.

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