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L’erreur, un outil pour apprendre

12 mars 2020

Et si l’on considérait enfin l’erreur comme un outil essentiel dans le processus d’accompagnement?
Au Pôle Formation de la Fondation Qualife, l’erreur est considérée comme un outil central: elle permet de mettre en œuvre des actions de formation sur mesure, favorisant la motivation et l’autonomie des jeunes.
Ainsi, les erreurs produites constituent la substance, la matière première à partir de laquelle se construit le dialogue apprenant-formateur.
Laisser les erreurs apparaître et s’efforcer ensuite de les traiter constitue une approche permettant de proposer des activités pédagogiques sur mesure. En situation, diagnostiquer la nature de l’erreur permet notamment au formateur de mettre en œuvre des actions de remédiation.
Erreur sur la consigne, comment y remédier ?
Les jeunes qui suivent les cours de français et de maths rencontrent pour la plupart des difficultés de compréhension des consignes des exercices. Outre les problèmes de lexique, les verbes d’action ou les consignes souvent employés dans les supports de cours leur sont énigmatiques.
Que signifie pour eux «indiquer, expliquer, interpréter, conclure…»?
Ils rencontrent aussi des difficultés pour distinguer, dans l’exercice, ce qui relève des données à prendre en compte, et ce qui constitue véritablement la question à laquelle il faut répondre.
Afin d’y remédier, les formateurs effectuent un travail spécifique sur la compréhension des consignes :

  • multiplier les formulations possibles à partir d’un même support;
  • analyser le vocabulaire et la syntaxe de directives similaires mais formulées différemment;
  • reformuler des consignes avec ses propres mots;
  • proposer la réponse d’un problème en demandant aux élèves d’en rédiger l’énoncé;
  • relier la consigne avec son « avant », la rattacher au futur et à l’objectif de formation.

D’autre part, les formateurs cherchent également à formuler des énoncés clairs qui vont guider l’activité et faciliter la prise conscience de la tâche demandée. Les incompréhensions de la part des apprenants sont dès lors considérées comme des feed-back permettant d’adapter l’intervention.
A noter que la compréhension des instructions est une compétence transversale, développée aussi bien dans les cours de maths que dans les cours de français dispensés au Pôle Formation.
Rechercher l’erreur!
Dans tout contexte de formation, l’erreur peut être envisagée positivement et être utilisée comme un pivot d’apprentissage.Ainsi en français, on peut proposer aux apprenants de relire attentivement un texte produit en s’interrogeant de diverses manières:

  • Pour quels mots êtes-vous sûr ou doutez-vous de l’orthographe?
  • Comment faire pour varier le vocabulaire?

Le chemin plutôt que le résultat : le «comment» plutôt que le « pourquoi »
Faire verbaliser la résolution d’une situation-problème en maths en focalisant sur le processus davantage que sur la réponse est un autre exemple d’utilisation positive de l’erreur. Dans les deux cas, l’apprenant s’appropriera le rôle d’expert et énoncera ses doutes, certitudes, questions.
Cette démarche permet de capitaliser sur l’autonomie et la motivation du jeune. L’apprenant identifie l’erreur et la résout lui-même: elle devient génératrice de savoir.
 
«Créer une école qui ne tienne pas compte de l’âge mais du niveau à atteindre» c’est l’ambition du Pôle Formation qui allie souplesse dans les parcours, dans les modalités d’acquisition, dans la fréquentation et qui utilise les pédagogies actives les moins formelles afin de faciliter la mise en action plutôt que l’apprentissage passif.
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