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Comment rester au taquet lorsque le monde est au tapis?

28 avril 2020

A l’occasion de la troisième édition des Café-Zoom le 16 avril dernier, nous avons eu le plaisir d’accueillir Céline Taïs, spécialiste en négociation, pour discuter de deux thèmes fort pertinents dans le contexte du confinement lié au COVID 19: Résilience et capacités d’adaptation.
Autour de ces thématiques, Céline Taïs, a relevé l’importance de la gestion des émotions, particulièrement dans le contexte de crise que nous vivons. Elle mentionne que les émotions engendrent des comportements, elle nous rend attentives et attentifs aux émotions provoquées par tout élément externe. Elle illustre son propos par les choix éditoriaux des médias et propose un nuage de mots construit sur la Une de cinq journaux presse écrite. Le constat est évident: les mots prédominants sont anxiogènes. Il en est de même pour les images que nous rencontrons sur internet : elles suscitent le choc, la confusion, et font surgir des pensées négatives créant ainsi des émotions en résonance.
L’intervenante questionne notre manière de gérer les émotions ; elle souligne que l’angle de vision choisi pour observer les situations que nous vivons, ainsi que pour décrypter les événements mondiaux, est révélateur des émotions générées. A la question « Les gens chanceux sont-ils plus heureux?« , elle invite à réfléchir au lien probant entre la chance infaillible de certaines personnes et le regard positif qu’elles portent sur toute situation.
Le comportement de toute personne peut plus ou moins être modulé par les émotions créées par une situation ou une personne. Tel que le sentiment de fierté crée de la motivation et de la créativité, alors que le sentiment de honte génère la soumission. Selon elle, l’introspection, les dimensions de réflexion personnelle, les soutiens de notre entourage ou de professionnel.le.s aident à décoder nos émotions et à les utiliser pour apporter les changements souhaités dans notre vie.
La pandémie fait surgir des interrogations qui peuvent contribuer à un état d’esprit pessimiste, Céline Taïs suggère de vérifier sa capacité personnelle à transformer une émotion négative en une émotion positive.
L’intervenante définit la résilience comme la capacité à faire face à un événement traumatisant et à continuer à « avancer ». En ce sens elle incite chacun.e à se questionner sur ses ressources – propres ou élargies – qui permettent de faire preuve d’agilité et de créativité.
Dans ce contexte de crise, Céline Taïs insiste sur la notion de « longueur d’avance » que peuvent avoir les candidat.e.s qui recherchent un emploi depuis plusieurs mois déjà. Elle précise que le choc de la perte d’emploi est antérieur à cet événement collectif, que la mobilisation des ressources a déjà eu lieu et que le processus de recherche d’emploi est connu. En ce sens les candidat.e.s ont une « longueur d’avance » sur toute personne qui va être confrontée à la perte de son emploi en lien avec la crise actuelle.
Elle les invite à développer une forme de lucidité sur leurs motivateurs individuels et à renforcer davantage la faculté à repenser les postulats existants. Par exemple la crise provoquée par le COVID-19 nous montre déjà que les métiers qui étaient jusque-là mal reconnus seront revalorisés. En effet, les professions qui manquaient de reconnaissance, telles qu’employé.e en magasin d’alimentation, sont aujourd’hui indispensables. Elle propose d’observer et d’évaluer les conséquences de la crise provoquée par le COVID-19 et de renforcer ses capacités d’adaptation.
En conclusion, il est sage et intéressant de rester attentif aux bouleversements amenés par l’étape que nous vivons et de continuer à créer des opportunités.

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